Comme une grande...

a.k.a. des sériies avec deux i

16 août 2010

C'est comme la confiture

Les séries asiatiques. Ce n'est pas faute d'avoir essayé. Ce n'est pas faute de lire des reviews dessus. Ce n'est pas faute de trouver des pitchs intéressants. Mais voilà... je n'y accroche pas. Et je sais pourquoi. Problème de culture.

Ne vous méprenez pas. J'ai des amis de différentes origines, je ne dédaigne pas un resto étranger de temps à autre (si quelqu'un cherche un bon libanais sur Nantes...), le dernier livre que j'ai lu était danois - ou suédois, enfin quelque part par-là, mais en séries, je bloque. Je ne m'identifie pas. Ah, l'identification... Le problème, c'est que je me sens plus proche, disons, d'une adolescente tueuse de vampires américaine que d'une jeune femme approchant de la trentaine célibataire nippone. Je suis plus à mon aise dans le bayou de la Louisiane de True Blood que dans la métropole de Lunch Queen. Je suis plus en phase avec le 19ème siècle de La Petite Maison dans la Prairie que dans l'époque actuelle de Mother.

Les séries occidentales. Elles ont bercé ma vie, alors forcément, aujourd'hui, je me sens perdue quand j'essaye d'aller ailleurs. J'ai beau faire des efforts, de regarder ici et là un pilot de dorama, rien n'y fait, j'en reviens toujours à la bonne vieille culture occidentale/américaine. Et quand je lis les articles de ladyteruki sur les séries d'ailleurs, je trouve ça très intéressant, mais en moi-même, une petite voix ne peut s'empêcher de dire : "Cette série, là, ça serait pas mal de la voir, un jour... si seulement elle était anglo-saxonne !" (et je ne parle même pas du problème de la langue)

Pourtant, moi qui n'aime rien d'autre que de ne pas faire comme les autres, qu'est-ce que je pourrais me la péter avec ces séries aux noms imprononçables et au dépaysement garanti ! Pourtant, qu'est-ce que j'en ai regardé des dessins animés japonais quand j'étais gamine ! Est-ce mon éducation de provinciale qui a attendu 22 ans avant de sortir de sa campagne ? Est-ce une peur inconsciente de ne pas retrouver ce à quoi on est habitué ? Ou est-ce simplement un manque d'ouverture de ma part ?


Commentaires sur C'est comme la confiture

    Peut-être qu'on a besoin de cette schizophrénie dont je parlais l'autre jour, peut-être qu'on ne peut pas appliquer la même échelle de notation à une série étrangère. Pour essayer ces derniers temps beaucoup de séries de tous horizons, je trouve qu'en réalité on apprécie mieux la fiction américaine quand on sait ce qu'on vient y trouver, plutôt que quand on en attend tout. Je trouve en Asie des choses différentes de l'Amérique, je trouve maintenant en Afrique ou en Israël des choses différentes de l'Asie... Il faut certainement acquérir l'habitude d'une petite gymnastique pour cela. Ça prend certainement du temps. J'ai eu la chance de commencer tôt, en me passionnant pour d'autres facettes de la culture asiatique il y a 15 ans. Ça aide peut-être, sinon on doit avoir l'impression de faire le grand saut.
    En tous cas ça m'intéresse, comme point de vue. Si tu creuses un peu plus par là et que tu vois un peu mieux où ça bloque, n'hésite pas à me tenir au courant.

    Posté par ladyteruki, 16 août 2010 à 09:29 | | Répondre
  • Je pense qu'il faut peut-être tomber sur une série qui te corresponde. Il y a vraiment une sensibilité particulière dans les séries asiatiques, une façon de montrer les choses, de façon parfois plus naives, trop explicatives ou à l'inverse trop introspective.Il faut donc trouver la série avec le ton qui te convienne.
    Et comme le dit ladyteruki, peut-être arriver à développer cette schyzophrénie, afin d'accepter selon un critère occidental les "défauts" d'une série pour en retirer la substantifique moelle (que l'on ne trouve justement pas dans les séries occidentales). Bref, les mondes télévisuels se complètent, et c'est très agréable de passer de l'un à l'autre.
    Moi j'ai jamais été fan de mangas, je m'y connais finalement assez peu en musique asiatique (un monde encore trop vaste pour moi), tous mes liens naissent des films et des séries. J'ai eu le déclic à ma première série, j'ai eu cette chance. Et puis il y a l'effet "découverte" d'un énorme pan de culture, qui me motive encore aujourd'hui.

    Posté par Eclair, 16 août 2010 à 11:23 | | Répondre
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